applitpe ← Retour au site
Guide d'utilisation

Comment utiliser applitpe.

Comment masquer les données sensibles avant de les confier à une IA. Sans jargon, étape par étape.

Démarrage en 30 secondes

  1. Connectez-vous.
  2. « + Nouvelle analyse » → collez (ou importez) votre texte → choisissez l'IA.
  3. À l'écran de vérification : regardez ce qui est surligné, ajoutez un oubli ou retirez un faux positif si besoin, cochez « J'ai relu », puis « Envoyer ».
  4. Une relecture finale automatique vérifie une dernière fois → confirmez.
  5. Lisez la réponse : vos vraies données y sont remises automatiquement.

C'est tout. Le reste de ce guide explique le « pourquoi » et le détail de chaque étape.

À quoi ça sert

applitpe vous permet d'utiliser une IA (Claude, ChatGPT, Mistral) sans que les informations de vos clients ou de vos salariés ne sortent de votre entreprise. Vous écrivez votre texte normalement ; l'outil remplace les données sensibles par des étiquettes avant l'envoi, puis remet les vraies données dans la réponse.

Comment ça marche, en clair

Imaginez votre texte comme une pièce de théâtre. Avant de l'envoyer à l'IA, applitpe remplace les vrais noms par des rôles : « Jean Dupont » devient [NOM_1], son IBAN devient [IBAN_1], et ainsi de suite.

Voici le voyage de vos données, étape par étape :

  1. Vous écrivez votre texte avec les vraies informations.
  2. applitpe repère les données sensibles et les remplace par des étiquettes neutres ([NOM_1], [EMAIL_1]…). C'est ce qu'on appelle la pseudonymisation.
  3. Seule la version étiquetée part vers l'IA. L'IA raisonne sur la structure (« [NOM_1] doit payer [MONTANT_1] avant [DATE_1] ») sans jamais savoir de qui il s'agit.
  4. L'IA répond en réutilisant les mêmes étiquettes.
  5. applitpe remet les vraies informations à la place des étiquettes, chez vous, au tout dernier moment.

La table de correspondance (celle qui relie [NOM_1] à « Jean Dupont ») reste chiffrée sur votre serveur et ne part jamais vers l'IA. Vous êtes le seul à détenir la « distribution » de la pièce.

Pourquoi c'est important : le fournisseur de l'IA (souvent un service hébergé hors d'Europe) ne voit que des étiquettes. L'identité de vos clients ne quitte donc jamais l'entreprise — même si vous utilisez une IA américaine.

À nuancer (honnêteté) : pseudonymiser, ce n'est pas anonymiser. Le lien entre l'étiquette et la vraie donnée existe toujours — mais il reste chez vous, chiffré. Et comme le repérage n'est pas parfait, l'écran de vérification vous laisse toujours le dernier mot.

Un exemple concret

1. Ce que vous écrivez
Peux-tu me rédiger une relance polie pour Jean Dupont, de la SARL FONTECH, qui n'a pas réglé sa dernière facture ? Son email : jean.dupont@fontech.fr, tél. 06 45 23 11 87.
2. Ce qui part réellement à l'IA
Peux-tu me rédiger une relance polie pour [NOM_1], de la [ORGANISATION_1], qui n'a pas réglé sa dernière facture ? Son email : [EMAIL_1], tél. [TELEPHONE_1].
3. La réponse, avec vos vraies données remises
Objet : Relance amiable — facture en attente. Bonjour Jean Dupont, sauf erreur de notre part, votre dernière facture reste à régler… Vous pouvez nous joindre au 06 45 23 11 87.

L'IA a fait le travail sans jamais connaître Jean Dupont, sa société, son email ni son téléphone.

Comment l'outil repère les données à masquer

Pour étiqueter, il faut d'abord trouver ce qui est sensible. applitpe combine quatre méthodes complémentaires — c'est leur addition qui fait la fiabilité :

  1. Par la forme. Certaines données ont un format reconnaissable : un e-mail contient une @, un IBAN commence par FR suivi de chiffres, un numéro de sécu a 15 chiffres. L'outil les repère à leur forme — et pour le numéro de sécu, il va jusqu'à vérifier sa clé de contrôle, pour ne pas masquer par erreur 15 chiffres pris au hasard.
  2. Par les mots. Pour les sujets sensibles — santé, religion, opinions politiques, appartenance syndicale, justice… — l'outil s'appuie sur des listes de mots régulièrement enrichies. Ces catégories sont protégées par la loi (RGPD) : elles sont masquées d'office et verrouillées (non retirables).
  3. Par le sens. Les noms de personnes, d'entreprises et les adresses n'ont pas de forme fixe. Pour eux, l'outil utilise un petit modèle d'intelligence artificielle qui tourne localement (rien ne sort de chez vous) : il reconnaît « Jean Dupont » comme un nom, « DUPONT SARL » comme une entreprise.
  4. Par les listes de votre entreprise. Vos clients habituels, vos partenaires, votre vocabulaire maison : des listes propres à votre entreprise, configurées avec vous à l'installation, garantissent que ces noms-là sont reconnus d'office.

Pourquoi vous restez indispensable : aucune de ces méthodes n'est parfaite à 100 %. L'écran de vérification est exactement fait pour ça — vous ajoutez ce qui a été oublié, vous retirez ce qui a été masqué à tort. L'outil fait le gros du travail ; vous tenez les derniers pourcents qui font la différence.

Sécurité & RGPD — ce qui protège vos données

applitpe repose sur un principe simple : les données en clair ne quittent jamais votre entreprise. Concrètement, voici les protections en place :

En toute honnêteté : ces mesures réduisent fortement le risque, mais elles ne remplacent ni votre bon sens (ne saisissez que le nécessaire) ni un conseil juridique pour votre conformité RGPD d'ensemble. applitpe est un outil de protection, pas un certificat de conformité.

Comment l'utiliser, étape par étape

1. Connexion

Connectez-vous avec l'identifiant et le mot de passe fournis.

2. Nouvelle analyse — saisie

3. Vérification — l'étape la plus importante

L'écran est coupé en deux, comme un document et sa marge de correction :

Retirer un faux positif : si une donnée ne doit pas être masquée, cliquez sur la de sa fiche. Pour traiter une famille entière d'un coup : « Tout garder » / « Tout retirer » en tête de catégorie.

🔒 Sensibles — verrouillés : santé, religion, opinions, syndicat, origine, justice, n° de sécu. Ces catégories sont protégées par la loi (RGPD Art. 9) : toujours masquées, impossibles à retirer.

Un oubli ? Saisissez le texte exact dans « Ajouter une donnée manquée », choisissez la catégorie, puis « + Chercher et ajouter ».

👁 Aperçu envoi (le meilleur réflexe) : ce bouton bascule le texte de gauche dans la version exactement telle qu'elle partira. Ce que vous voyez là, c'est tout ce que l'IA verra.

Quand tout est bon : cochez « J'ai relu, je suis responsable de ce qui part au LLM » — le bouton ENVOYER s'active.

4. La relecture finale — la dernière sécurité

Au clic sur ENVOYER, une fenêtre s'ouvre. Une seconde paire d'yeux : une petite IA installée sur votre serveur (rien ne sort de chez vous) relit la version étiquetée et cherche une mention personnelle qui aurait échappé. Trois cas possibles :

Pressé ? Le bouton « Envoyer sans attendre » saute cette relecture. À réserver aux textes courts que vous venez de vérifier — ce choix est inscrit dans le journal d'activité.

5. Conversation

La conversation reste disponible dans « Mes conversations » et peut être reprise plus tard.

Bons réflexes

Pour le chef d'entreprise

En plus de l'usage normal, le compte « chef » dispose d'un écran de gestion des comptes :

Rappel important : ce rôle donne accès aux comptes, pas aux conversations. Même en tant que chef, vous ne voyez pas le contenu des analyses de vos employés — c'est le cloisonnement (et le chiffrement) qui le garantit.

Quelques repères utiles

Si quelque chose ne fonctionne pas

Vous voulez voir tout ça en vrai ?

L'échange de 30 minutes est gratuit. Pas de pitch, pas de tunnel de vente déguisé. Juste un échange.

Réserver un échange