Comment utiliser applitpe.
Comment masquer les données sensibles avant de les confier à une IA. Sans jargon, étape par étape.
Démarrage en 30 secondes
- Connectez-vous.
- « + Nouvelle analyse » → collez (ou importez) votre texte → choisissez l'IA.
- À l'écran de vérification : regardez ce qui est surligné, ajoutez un oubli ou retirez un faux positif si besoin, cochez « J'ai relu », puis « Envoyer ».
- Une relecture finale automatique vérifie une dernière fois → confirmez.
- Lisez la réponse : vos vraies données y sont remises automatiquement.
C'est tout. Le reste de ce guide explique le « pourquoi » et le détail de chaque étape.
À quoi ça sert
applitpe vous permet d'utiliser une IA (Claude, ChatGPT, Mistral) sans que les informations de vos clients ou de vos salariés ne sortent de votre entreprise. Vous écrivez votre texte normalement ; l'outil remplace les données sensibles par des étiquettes avant l'envoi, puis remet les vraies données dans la réponse.
Comment ça marche, en clair
Imaginez votre texte comme une pièce de théâtre. Avant de l'envoyer à l'IA, applitpe remplace les vrais noms par des rôles : « Jean Dupont » devient [NOM_1], son IBAN devient [IBAN_1], et ainsi de suite.
Voici le voyage de vos données, étape par étape :
- Vous écrivez votre texte avec les vraies informations.
- applitpe repère les données sensibles et les remplace par des étiquettes neutres (
[NOM_1],[EMAIL_1]…). C'est ce qu'on appelle la pseudonymisation. - Seule la version étiquetée part vers l'IA. L'IA raisonne sur la structure («
[NOM_1]doit payer[MONTANT_1]avant[DATE_1]») sans jamais savoir de qui il s'agit. - L'IA répond en réutilisant les mêmes étiquettes.
- applitpe remet les vraies informations à la place des étiquettes, chez vous, au tout dernier moment.
La table de correspondance (celle qui relie [NOM_1] à « Jean Dupont ») reste chiffrée sur votre serveur et ne part jamais vers l'IA. Vous êtes le seul à détenir la « distribution » de la pièce.
Pourquoi c'est important : le fournisseur de l'IA (souvent un service hébergé hors d'Europe) ne voit que des étiquettes. L'identité de vos clients ne quitte donc jamais l'entreprise — même si vous utilisez une IA américaine.
Un exemple concret
Peux-tu me rédiger une relance polie pour Jean Dupont, de la SARL FONTECH, qui n'a pas réglé sa dernière facture ? Son email : jean.dupont@fontech.fr, tél. 06 45 23 11 87.
Peux-tu me rédiger une relance polie pour[NOM_1], de la[ORGANISATION_1], qui n'a pas réglé sa dernière facture ? Son email :[EMAIL_1], tél.[TELEPHONE_1].
Objet : Relance amiable — facture en attente. Bonjour Jean Dupont, sauf erreur de notre part, votre dernière facture reste à régler… Vous pouvez nous joindre au 06 45 23 11 87.
L'IA a fait le travail sans jamais connaître Jean Dupont, sa société, son email ni son téléphone.
Comment l'outil repère les données à masquer
Pour étiqueter, il faut d'abord trouver ce qui est sensible. applitpe combine quatre méthodes complémentaires — c'est leur addition qui fait la fiabilité :
- Par la forme. Certaines données ont un format reconnaissable : un e-mail contient une
@, un IBAN commence parFRsuivi de chiffres, un numéro de sécu a 15 chiffres. L'outil les repère à leur forme — et pour le numéro de sécu, il va jusqu'à vérifier sa clé de contrôle, pour ne pas masquer par erreur 15 chiffres pris au hasard. - Par les mots. Pour les sujets sensibles — santé, religion, opinions politiques, appartenance syndicale, justice… — l'outil s'appuie sur des listes de mots régulièrement enrichies. Ces catégories sont protégées par la loi (RGPD) : elles sont masquées d'office et verrouillées (non retirables).
- Par le sens. Les noms de personnes, d'entreprises et les adresses n'ont pas de forme fixe. Pour eux, l'outil utilise un petit modèle d'intelligence artificielle qui tourne localement (rien ne sort de chez vous) : il reconnaît « Jean Dupont » comme un nom, « DUPONT SARL » comme une entreprise.
- Par les listes de votre entreprise. Vos clients habituels, vos partenaires, votre vocabulaire maison : des listes propres à votre entreprise, configurées avec vous à l'installation, garantissent que ces noms-là sont reconnus d'office.
Pourquoi vous restez indispensable : aucune de ces méthodes n'est parfaite à 100 %. L'écran de vérification est exactement fait pour ça — vous ajoutez ce qui a été oublié, vous retirez ce qui a été masqué à tort. L'outil fait le gros du travail ; vous tenez les derniers pourcents qui font la différence.
Sécurité & RGPD — ce qui protège vos données
applitpe repose sur un principe simple : les données en clair ne quittent jamais votre entreprise. Concrètement, voici les protections en place :
- Seules des étiquettes partent à l'IA. Le texte réel (noms, IBAN, santé…) reste sur votre serveur ; l'IA ne reçoit que
[NOM_1],[IBAN_1], etc. - Le « trésor » est chiffré. La table qui relie les étiquettes aux vraies données est chiffrée dans la base. Même quelqu'un qui ouvrirait la base directement ne lirait que du charabia.
- Chacun ne voit que ses propres conversations. Le cloisonnement est strict : même le chef n'accède pas aux conversations de ses employés.
- Les mots de passe ne sont jamais stockés en clair (ils sont hachés), et la clé d'accès à l'IA est elle aussi chiffrée.
- Tout passe en HTTPS : la connexion est chiffrée de bout en bout.
- Rien ne part sans votre confirmation. L'écran de vérification est un verrou.
- Les données sensibles (santé, religion, opinions, justice…) ne peuvent pas être démasquées : elles sont verrouillées, sans passage en force possible.
- Le journal d'activité ne contient jamais de donnée réelle — uniquement des métadonnées (type d'action, date, catégorie).
- Effacement automatique : une conversation inactive depuis 30 jours est entièrement supprimée.
Comment l'utiliser, étape par étape
1. Connexion
Connectez-vous avec l'identifiant et le mot de passe fournis.
2. Nouvelle analyse — saisie
- Écrivez ou collez votre texte, ou importez un fichier (Word
.docx, PDF natif, ou.txt). - Choisissez l'IA à utiliser (Claude, ChatGPT ou Mistral).
3. Vérification — l'étape la plus importante
L'écran est coupé en deux, comme un document et sa marge de correction :
- À gauche, votre texte analysé : chaque donnée repérée est surlignée en couleur. Les données sensibles portent un petit cadenas 🔒.
- À droite, les données détectées, rangées par famille : noms, organisations, adresses, e-mails / téléphones, identifiants, dates…
Retirer un faux positif : si une donnée ne doit pas être masquée, cliquez sur la ✕ de sa fiche. Pour traiter une famille entière d'un coup : « Tout garder » / « Tout retirer » en tête de catégorie.
🔒 Sensibles — verrouillés : santé, religion, opinions, syndicat, origine, justice, n° de sécu. Ces catégories sont protégées par la loi (RGPD Art. 9) : toujours masquées, impossibles à retirer.
Un oubli ? Saisissez le texte exact dans « Ajouter une donnée manquée », choisissez la catégorie, puis « + Chercher et ajouter ».
👁 Aperçu envoi (le meilleur réflexe) : ce bouton bascule le texte de gauche dans la version exactement telle qu'elle partira. Ce que vous voyez là, c'est tout ce que l'IA verra.
Quand tout est bon : cochez « J'ai relu, je suis responsable de ce qui part au LLM » — le bouton ENVOYER s'active.
4. La relecture finale — la dernière sécurité
Au clic sur ENVOYER, une fenêtre s'ouvre. Une seconde paire d'yeux : une petite IA installée sur votre serveur (rien ne sort de chez vous) relit la version étiquetée et cherche une mention personnelle qui aurait échappé. Trois cas possibles :
- 🔄 « Relecture finale — un instant » : la vérification tourne (quelques secondes à une trentaine).
- ✅ « Tout est en ordre » : rien à signaler → « Confirmer l'envoi ».
- ⚠ « Un point à vérifier » : l'analyseur cite le passage qui le chiffonne. « Oui, masquer » ou « Non, c'est OK » — dans les deux cas l'envoi part ensuite.
Pressé ? Le bouton « Envoyer sans attendre » saute cette relecture. À réserver aux textes courts que vous venez de vérifier — ce choix est inscrit dans le journal d'activité.
5. Conversation
- La réponse de l'IA s'affiche avec vos vraies données restituées.
- Vous pouvez continuer la discussion : chaque nouveau message repasse automatiquement par le masquage.
- Si l'outil hésite sur une donnée, il vous pose la question (Oui / Non) avant d'envoyer — tant que vous n'avez pas tranché, rien ne part.
La conversation reste disponible dans « Mes conversations » et peut être reprise plus tard.
Bons réflexes
- Ne saisissez que le nécessaire : moins il y a de données, moins il y a de risque.
- Relisez toujours l'écran de vérification avant d'envoyer — c'est votre garde-fou.
- Un coup d'œil à « 👁 Aperçu envoi » avant de cliquer : c'est la photo exacte de ce qui partira.
- Ajoutez sans hésiter une donnée que l'outil aurait manquée.
- « Envoyer sans attendre » : pratique, mais c'est vous qui retirez le filet.
- L'IA peut se tromper. applitpe protège l'identité de vos clients, pas l'exactitude de la réponse : vérifiez toujours ce que l'IA vous répond.
Pour le chef d'entreprise
En plus de l'usage normal, le compte « chef » dispose d'un écran de gestion des comptes :
- Créer un compte pour un nouveau salarié (identifiant + mot de passe).
- Désactiver un compte : la personne ne peut plus se connecter.
- Réinitialiser un mot de passe oublié.
Quelques repères utiles
- Sur téléphone : le menu (vos conversations, votre profil) s'ouvre avec le bouton ☰ en haut à gauche. À l'écran de vérification, les onglets 📄 Texte / 📋 Entités basculent entre les deux panneaux.
- Fichiers acceptés : Word (
.docx), PDF natif, texte (.txt). Refusés (avec un message) : PDF scanné, images, fichiers Excel. - Une conversation sans activité depuis 30 jours est supprimée automatiquement (texte, réponses et table de correspondance) — pensez à exporter ce qui compte.
Si quelque chose ne fonctionne pas
- Connexion impossible : vérifiez l'identifiant et le mot de passe. Après plusieurs essais ratés, le compte est bloqué un moment (sécurité) — réessayez plus tard.
- L'envoi reste bloqué : le garde-fou a repéré une donnée encore lisible (le message affiché vous dit laquelle), ou la case « J'ai relu » n'est pas cochée.
- La relecture finale est longue : sur un texte riche, elle peut prendre une trentaine de secondes.
- Message « clé API » : c'est un réglage côté serveur — prévenez Pierre.
- Si ça persiste : contactez Pierre — contact@pierreolleon.com
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